GENERALITES SUR LES STANDARDS DES CD-ROM (fig.4 & 6)
(fig4)
STANDARD LIVRE ROUGE
Dans son acceptation la plus connue, un CD sert à écouter de la musique. Sony, avec ses cassettes audionumériques(DAT) avait mis au point
un système de conversion des signaux sonores analogiques en signaux numériques avec tous les avantages que nous connaissons aujourd'hui.
Les recherches effectuées sur le laser optique ont démontré la possibilité d'enregistrer très précisément des signaux à une densité facilement acceptable
par ce nouveau support( 44,1kbits/sec). Sony et Philips unifièrent leur stratégie afin de lancer sur le marché un standard pouvant être écouté
sur n'importe quelle platine laser. Nous en mesurons le succès.
Le standard Livre rouge partitionne les données audio en pistes(99 max.).
Chaque piste peut contenir un morceau musical.
Les pistes sont réparties sur une spirale continue allant de l'intérieur du CD vers l'extérieur(à l'inverse des vinyle).
Une table des matières indique la position exacte de chaque piste.
Un code temporel spécifie chaque localisation en mn, sec et N° de secteur au point de départ de la piste.
Le taux d'échantillonnage numérique retenu est de 44,1kHz. Ce niveau de résolution permet de produire la qualité musicale à laquelle nous sommes tous habitués.
Pour transférer un fichier sonore(WAW par ex.) sur un CD, il faudra donc le convertir à ce taux.
STANDARD LIVRE JAUNE(83)
C'est le standard du CD-ROM, support de prédilection pour le stockage de données informatiques.
L'exigence a obligé de revoir la correction des erreurs, pas très sophistiquée pour le DA(niveau 1, CIRC), pour une fiabilité extrême
dans l'utilisation des données,et d'établir des méthodes de stockage et de localisation rapide des informations.
Un compromis entre rouge et jaune a donné naissance au Mode mixte qui fait cohabiter sur le même CD, audio et informatique.
Un autre système plus élaboré a vu le jour sous le nom de CD-ROM XA, combinant audio, vidéo, informatiques à accès rapide.
Le standard livre jaune inclut 2 modes fondamentaux, Mode1 et Mode2, qui s'appuient sur 2 méthodes différentes de corrections des données:
Le Mode1 renvoie un EDC (code détecteur d'erreur) et un ECC (code de correction d'erreur) ;
Le Mode2 appuie sa correction sur le CIRC (cross interleaved reed-Solomon code) méthode bien moins rigoureuse.
La majorité des lecteurs de CD peuvent lire aujourd'hui le standard Livre jaune.
STANDARD LIVRE VERT(87)
Le livre vert fait entrer le CD dans l'ère interactive. L'exemple typique est le CD-I de Philips.
Les lecteurs de ce standard peuvent lire le CD-ROM XA. Le vert décrit non seulement les caractéristiques de stockage mais spécifie également le matériel
et le système d'exploitation nécessaires pour le reconnaître.
STANDARD LIVRE BLANC
On y côtoie les CD-ROM XA, CD-I, et CD Photo.
La nature enregistrable des CD-Photo est la caractéristique majeure de ce standard aux côté des données vidéo compressées MPEG.
STANDARD LIVRE ORANGE(90)
Il définit un média enregistrable et intègre la norme ISO 9660.
Une portion vierge est prévue pour le calibrage du faisceau laser afin d'obtenir des microcuvettes correctes (fig.6).
STANDARD LIVRE BLEU
Combine interactivité du multimédia et données musicales d'un CD-DA. C'est le CD Extra.
Une platine laser pourra lire le CD-DA et le lecteur de CD, le CD-ROM, avec des vidéo MPEG, QuickTime ou AVI, d'interviews, etc.
Il a reçu la bénédiction de Sony, Philips, et Microsoft pour l'imposer comme un standard. On dit CD Extra, CD Plus, CD-Avancé.
ISO 9660(91)
Structure logique universelle qui permet de lire un CD-ROM sur n'importe quelle plate-forme(DOS, Windows, Mac, OS/2, UNIX et VAX).
Le marché du CD-ROM est principalement alimenté par des titres gravés à la norme ISO 9660.
Il y a 3 niveaux d'échange.
Le niveau 1 est le plus répandu.
La norme ISO limite les noms de fichiers et répertoires à 8 caractères pour le niveau 1,
et 30 pour les niveaux 2 et 3. Les fichiers peuvent posséder une extension de 3 caractères.
Le nombre total de caractères spécifiant le chemin d 'accès à un fichier dans une série de sous-répertoires est 256.
Les répertoires sont triés en ordre alphanumérique. Priorité est donnée aux chiffres (0 à 9).Le soulignement (_) est trié en dernier.
Comme on l'a vu, un disque gravé au standard ISO 9660 est destiné à être lu sous différents systèmes d'exploitation.
Donc, lors de la gravure, il faut créer un groupe de sous répertoires contenant les fichiers exécutables pour chaque système.
Ce dernier recherche le type d'application stockée dans le sous répertoire qui lui est destiné afin de lire les fichiers gravés sur le disque(fig.9).

Pour assurer le succès de la lecture des données sur différentes plates-formes, chaque système doit disposer d'une extension servant à le déterminer.
Tous les système reconnaissant ISO 9660 disposent d'un composant logiciel qui permet de faire fi de tout ce qui ne le concerne pas :
MSCDEX(Microsoft CD Extensions) pour le DOS, Foreign File Access pour MAC.
Disc-at-Once ; Multisession ; Ecriture par bloc(packet writing)
Au début, on enregistrait le CD en une seule fois. Il suffisait d'entamer l'opération de gravure pour qu'elle se termine par une fermeture définitive du disque,
quel que soit la quantité de données enregistrée. C'est la technique du Disc-at-Once.
La multisession est une procédure qui permet de graver des données à des périodes éloignées. Chaque nouvelle opération de gravure s'appelle une session.
Lorsque le disque est plein vous pouvez le fermer. Cette ultime action assure une accessibilité des informations inscrites sur le CD, par n'importe quel lecteur.
Avant d'être fermé, seul le graveur peut accéder à l'ensemble des sessions. En ce qui concerne les lecteurs, la dernière session est souvent inaccessible.
La multisession est une caractéristique qui rend l'utilisation des CD-R très flexible. Mais, inscrire plusieurs sessions sur un même disque est consommateur d'espace.
En effet, la 1ere gravure utilise une plage de début et de fin qui consomme environ 25Mo.
Toutes sessions suivantes consomment également 10Mo pour les mêmes plages, indispensables à leur identification (fig.8).
Avec 40 sessions, vous perdez près de 50% de la capacité du CD.

Selon les constructeurs, la philosophie diffère quelque peu.
Une nouvelle technique utilise l'écriture par bloc
qui enregistre des quantités plus petites de données et peut supporter des irrégularités dans le flux de données sans altérer le CD.
Track-at-Once et Disc-at-Once
La gravure Track-at-Once enregistre les données piste par piste, avec arrêt du laser à chaque piste terminée et ajout de blocs de fin.
Quand l'enregistrement reprend, des blocs de début sont gravés pour assurer la continuité entre les différentes pistes.
Le problème causé par ces ajouts successifs de blocs est l'apparition de clics et de pops, bruits parasites qui n'échappent pas au lecteur.
Ce n'est pas grave si ce n'est que des données informatiques, mais devient un désastre pour de la HIFI !
La gravure Disc-at-Once enregistre les données sur un disque entier en une seule fois.
Aucun bloc de début et de fin n'est gravé, le disque étant définitivement fermé à la fin de la gravure.
Autres inconvénients des modes et de la multisession
Les griefs à l'encontre de la compatibilité des matériels avec les CD multisession, trouvent leurs racines dans l'omission du standard livre orange.
En effet, vous vous rappeler que ce standard comprend deux modes. Chacun gère différemment les données d'une piste.
Le problème posé par la multisession est de savoir comment déterminer la piste qui sera initialement utilisée.
Le livre orange joue les autruches à ce sujet, laissant le champ libre aux fabricants de lecteurs et de logiciels.
Ainsi, avec le CD-photo Kodak, les lecteurs ne peuvent lire que la première session du disque gravé en Mode 1.
Dans la majorité des cas, il suffit de mettre jour les sessions pour qu'elles soient reconnues par le lecteur, via l'ajout d'une nouvelle session par exemple
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